De janvier à avril 2020, j’étais en résidence d’écriture à Castel Coucou, centre d’art contemporain situé dans l’ancienne synagogue de Forbach (Moselle). J’y ai rédigé Les racines ne poussent pas en lignes droites, première étape de recherche d’une enquête sur les liens entre végétation et mémoires de guerre. Cet essai prend la forme d’une auto fiction qui se déroule tout au long de la nationale 3, de Paris à la frontière allemande à Brême d’or. J’y ai détricoté des histoires de lignes vertes, de frontières administratives et imaginaires, de fortifications fleuries, de clôtures plus ou moins naturelles et de murs parfois végétaux. À partir de mes archives et par herborisation, j’y développe un éventail de considérations sur la réapparition de la nature dans des espaces marqués par l’activité militaire.

« Le chemin le plus court entre deux points est la ligne droite. Lorsque je me suis engagée sur la nationale 3, je me demandais à quoi bon pouvait servir de connaître le chemin le plus court s’il n’était jamais possible de l’emprunter. Il me faut aller vers l’Est. On me demande souvent pourquoi je vais ici ou là-bas. Cette fois je n’ai rien à dire, d’ailleurs je n’ai rien dit à personne. Je suis partie sans préméditation vers la frontière, vers cette énigme que je veux déchiffrer par palpation. Je veux toucher la frontière, c’est ça. Je m’en remets aux sinuosités des départementales dont ma mémoire n’a pas gardé le souvenir en fantasmant une traversée qui n’existerait pas. »

livre de 256 pages, 12 x 20,5 cm, impression en couleur sur du papier offset 80g, 150 exemplaires, éditions du Castel, Forbach, avril 2020

Prix TTC : 15 euros

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Ce projet a été réalisé lors d’une résidence d’écriture au centre d’art Castel Coucou à Forbach. Il a été soutenu par la DRAC et la Région Grand Est, le département de la Moselle et la Ville de Forbach.